Un tout petit monde

Un tout petit monde

David Lodge

 

Résumé

Où sont les campus d'antan où des profs besogneux erraient comme des âmes en peine entre deux cours, l'intelligence en jachère, la libido en sommeil? Les médias ont changé tout cela, les arrachant à leur solitude, les amenant à communiquer avec leurs collègues à l'autre bout du monde. L'ère du campus global est arrivé et ses liturgies favorites sont les congrès.

D'universités en colloques, de cocktails en salles d'embarquement, étudiants, érudits, écrivains en herbe, grands manitous de la fac, universitaires ratés, têtes pensantes, parfois rêveuses ou volontiers dévergondées, virevoltent, une valise à la main, une coupe de champagne dans l'autre, dans une quête éperdue de reconnaissance internationale, d'amour et de fantaisie.

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Mon avis

Voilà un résumé qui semblait prometteur. Connaître l'envers du décor du grand monde littéraire, c'est ce qui m'intriguait. Et ce même si je me doutais que cela aurait une ressemblance avec la série House of Cards. C'est peut être cliché mais après tout c'est bien connu qu'à partir du moment où l'on vole dans les hautes sphères les mots d'ordre sont: manigances, coups foireux même entre amis, décrédibilisation de l'adversaire à tout prix, égo surdimensionné et moeurs très légères. Et même avec tout ça, on a l'espoir naïf que certains se réveillent avec une prise de conscience au nom de l'humanité et dans notre cas au nom du savoir.

J'ai malheureusement dû abandonner la lecture de ce livre au bout de 353 pages précisément. Celle-ci était longue et très dure. Je me suis accrochée tant que j'ai pu. Trop de personnages dont les histoires s'entremêlent et en deviennent complexes. Je comprends que la volonté de l'auteur était de nous montrer que c'était une petite sphère où très peu de gens en font partie mais c'était trop. 

Trop c'est également le mot qui me vient pour décrire l'histoire et les traits des personnages. La caricature est un art. Il faut suffisamment grossir les traits pour que le lecteur s'amuse mais pas trop non plus au risque que cela en devienne pathétique. Et là encore c'était trop. L'auteur a beaucoup trop insisté sur l'admiration que vouent ses personnages à leurs égos et au sexe. Ça en devient horripilant. On a le droit au poète qui protège farouchement sa vertu mais qui tombe amoureux d'une étudiante qui sort de je ne sais où avec des activités douteuses ce qui le conduit à entrer dans des lieux où le sexe est roi. On a le droit à l'universitaire sans talent mais qui peut accéder aux postes les plus convoités et qui retrouve son histoire d'un soir qu'il croyait morte et qu'il aime. On a le droit au vieux de la vieille qui a tout vu tout connu mais qui se fiche complètement de cette élite sauf si ça peut lui procurer un quelconque intérêt ou si ça lui rapporte un gros pécule. 

Me voilà donc à ma 353e page avec un gros ras le bol. Je suis donc déçue car vraiment, je pense qu'en dosant mieux la chose, en allant pas trop loin dans la caricature et les clichés ça aurait pu être vraiment mais alors vraiment génial.

 

Ma note: 5,5/10

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